Le monstre Gullfoss, Islande

La gestion de l'eau en randonnée

Commençons par une évidence : l’eau est vitale en randonnée. On en consomme en général beaucoup, surtout en été, c’est d’ailleurs votre principal carburant. Toutefois l’eau a deux gros défauts : elle prend de la place et pèse lourd ! On peut donc envisager d’emporter le volume nécessaire à une journée dans son sac mais si vous partez pour un trek sans point d’eau « civilisé » il vous faudra vous ré-approvisionner.

Cet article traite donc de ce point : comment bien gérer son eau durant un trek ou une randonnée ?

Consommation en eau

Avant de commencer, je souhaitais faire un rapide préambule sur l’hydratation lors d’une randonnée. Bien que variable en fonction de la température, du terrain ou de vous, votre consommation sera bien supérieure qu’en temps normal. Par exemple lorsque j’ai parcouru le GR54, les températures étaient telles que, certaines journées, je buvais jusqu’à 7L. Impossible donc de tout prendre dans mon sac.

Ce qui est important d’avoir en tête, est qu’il ne faut surtout pas se limiter (hormis cas de force majeure) car en cas de déshydratation votre organisme ne fonctionnera plus correctement et vous allez très rapidement vous fatiguer voir potentiellement perdre conscience en cas de déshydratation avancée. Exit également tout ce qui va être soda ou boisson de ce type, ce n’est pas adapté à la pratique de la randonnée. Il existe des substituants qui permettent un apport rapide en glucide et minéraux comme l’ISOSTAR par exemple mais, personnellement, je ne suis pas fan de ces solutions…

N’attendez pas d’avoir soif pour boire. Hydratez vous au fur et à mesure par petites « portions » régulières. Si vous randonnez en famille, soyez vigilant aux enfants qui se déshydrateront plus vite.

On peut tenir 3 semaines sans manger mais seulement 3 jours sans boire ! En cas de gros problème l’eau doit être une priorité : économisez là ou cherchez un point de ravitaillement. Même en cas de très gros problème  NE BUVEZ JAMAIS d’eau de mer cela vous bloquerez les reins. De même éviter les eaux stagnantes non traitées si vous ne voulez pas attraper de dysenterie. La consommation de neige non fondue est à prohiber également, cela pourrait provoquer des « brûlures » dans la bouche et des diarrhées – si vous n’avez pas le choix faites fondre la neige dans une bouteille sous vos vêtements mais pas en contact direct avec votre peau.

Stock d'eau

Plusieurs cas se présentent à vous pour ce qui est du ravitaillement et de la quantité à emporter :

  • Sources d’eau potable abondantes : dans le cas d’une randonnée durant laquelle vous passerez par de nombreux points de ravitaillement (villages, refuges, fontaines,…) vous pouvez limiter la quantité d’eau à emporter dans le sac. Une bouteille d’1.5L peut suffir.
  • Sources d’eau non potable abondantes : dans le cas d’un trek longue durée, vous ne passerez peut être pas beaucoup de village mais il y a de fortes chances de croiser des rivières, des lacs ou même des sources. Toutefois cette eau est à considérer comme douteuse. Il faut alors avoir un stock d’eau « propre » (1.5L par exemple) et un autre stock en cours de nettoyage. Ainsi avec 2 bouteilles vous pouvez faire un roulement entre eau propre et eau en cours de nettoyage.
  • Peu de sources : certaines zones, même en France sont pauvres en sources d’eau. Prenons comme exemple le Vercors au sein duquel on ne trouve que quelques sources n’ayant pas toujours un gros débit. Il faut alors bien planifier sa gestion de l’eau et en emporter plus que d’habitude. Lors de ma Traversée du Vercors, nous avions chacun 4L d’eau en permanence avec nous et ce dans le but de pouvoir subvenir à nos besoins en eau le soir au bivouac. C’est lourd mais nous n’avions pas le choix. Encore une fois une bonne préparation vous permettra d’éviter de vous retrouver à court d’eau trop rapidement.

Pour ce qui est du contenant il y a aujourd’hui une multitude de solutions. J’aborderai ici les principales. L’avis que j’en donne est tout à fait personnel et je pense qu’il n’y a pas de solution miracle, à vous de définir ce qui vous convient le mieux :

  • La gourde métallique : la bonne vieille gourde métallique. Relativement solide elle a toutefois le défaut d’être assez lourde. Certaines donnent un goût à l’eau mais c’est moins vrai pour les gourdes récentes. Attention en environnement très froid le métal étant un bon conducteur de chaleur, l’eau y gèlera plus vite et vous risquez de vous coller les doigts dessus.
  • La gourde en plastique : les gourdes « Nalgène » ont la côte en ce moment. Leur large goulot est pratique, le plastique n’est pas sensé donner de goût à l’eau. Je trouve toutefois ces gourdes un peu lourdes et encombrante lorsqu’elles sont vides.
  • La poche à eau : c’est poche en plastique alimentaire sont pratiques : peu lourdes et facilement pliables une fois vide, elles se glissent dans le sac la journée et vous permettent de boire grâce à un tube que l’on a toujours à portée de main. C’est très efficace pour s’hydrater en continue. Je vois deux défauts à cette solution : on suit mal ce qui nous reste en stock et ces poches ont une tendance à donner un goût à l’eau. Privilégiez les « bonnes marques » afin d’éviter ce dernier point. De plus préférez une poche avec une grande ouverture pour le remplissage cela vous facilitera la vie.
  • La bouteille d’eau en plastique : c’est ma solution préférée. La bonne vieille bouteille d’eau est solide, légère, elle ne donne pas de gout à l’eau et est facilement repliable et très économique. Que des qualités ! Je les prends en général d’1L ainsi je sais exactement ce qui me reste et le traitement de l’eau est plus facile (voir ci-dessous). Si vous ne voulez pas dépenser d’argent dans une des solutions ci-dessus, la bouteille sera parfaite.
  • Bonus : lors d’un bivouac on peut avoir besoin de « grandes » quantités d’eau. Il existe des sortes de sots pliables ou de grosses poches à eau pour se créer un bon stock. Cela peut être pratique. Toutefois le plus confortable reste de bivouaquer non loin d’une source d’eau.

Ré-approvisionnement et assainissement

Les bouteilles sont vides, il est temps de faire le plein. Mais il s’agit d’être prudent, en effet nos organismes sont habitués à une eau parfaitement propre, nous sommes donc particulièrement fragile à ce niveau. Il s’agit donc de bien choisir son eau et de la traiter si besoin.

Dans tous les cas et si cela est possible, privilégiez les sources d’eau potable. En montagne on croise des refuges, des villages ou de petites fontaines. A l’étranger l’eau du robinet n’est pas toujours potable pour nous, en cas de doute partez du principe qu’il faudra traiter l’eau ou acheter de l’eau en bouteille.

En plein milieu de la nature sauvage, les sources d’eau sont nombreuses : rivières, torrents, lacs, sources,… Voici quelques conseils pour bien choisir votre eau :

  • Prenez toujours de l’eau claire : les suspensions sont porteuses de pathogènes ou de polluants
  • Puisez de l’eau non stagnante : plus il y a de débit mieux cela est. Cela évite aux bactéries de se développer et l’eau est bien brassée.
  • Ne pas puisez de l’eau en aval d’un village ou d’une installation humaine : ces eaux sont en générales souillées car on y reverse quantité de déchets organiques ou non.
  • Vérifiez rapidement qu’il n’y a pas d’animal mort en amont : un animal mort dans la rivière va la souillée et peut être dangereux.

Avec ces quelques règles vous devriez puiser une eau de bonne qualité de base. Mais on ne peut pas prendre le risque d’avoir des problèmes gastriques ou d’attraper un parasite en randonnée, nous allons traiter l’eau. Pour cela il existe plusieurs techniques :

  • Faire bouillir : c’est la plus simple et la plus ancienne technique pour assainir l’eau. Faites bouillir pendant au moins 5min. Cette technique a toutefois plusieurs défauts : cela prend un peu de temps, il faut du matériel (popote, réchaud,…) et cela consomme du combustible. Pour ma part j’utilise cette technique au bivouac pour l’eau de cuisson.
  • Traitement chimique : Il existe aujourd’hui de nombreuses solutions de traitement chimique de l’eau en randonnée. La plus connue reste les pastilles Micropur. Il en existe différents types mais globalement ce sont des pastilles à base de chlore (ou de dérivés) ou d’argent qui vont tuer bactéries et amibes et permettre de garder l’eau propre dans le temps. L’action sur les virus est plus longue et moins efficace. C’est une solution sûre et efficace si l’eau de base est claire et que le produit ait bien le temps d’agir (1 à 2h). C’est ma solution privilégiée lors de long trek. J’ai toujours une bouteille d’eau en cours de traitement et une déjà propre. Hormis la durée de traitement nécessaire, l’autre défaut est que cela peut donner un petit goût chloré à l’eau mais cela n’a jamais été gênant pour ma part (surtout avec de l’eau froide).
  • Les filtres : on trouve sur le marché de nombreux filtres ou paille filtrante de traitement de l’eau. Ces solutions sont efficaces contre les bactéries et amibes mais moins contre les virus qui sont trop petits pour être filtrés. Les filtres se basent en général sur des cartouches de charbon actif (à la durée de vie limité) ou bien sur des maillages en fibre de verre par exemple. Ces objets sont très pratiques pour boire immédiatement un eau propre. On peut même les adapter aux poches à eau ou aux goulots de certaines bouteilles. C’est en général plus cher que des pastilles mais on peut traiter plus d’eau dans le temps.

En suède lors de notre trek le long de la Kungsleden, un gardien nous a indiqué que l’eau y était globalement potable partout dès lors qu’il y avait un fort débit ou bien qu’il y avait plus d’1m de fond. Les Samis n’emportent d’ailleurs pas de bouteilles avec eux et boivent directement à la rivière grâce à une petite tasse. Je pense que cela peut être appliqué à toutes les régions vraiment reculées, là où l’homme impose moins son empreinte.

Les expéditions en milieu polaire hivernal posent d’autres problématiques. Dans cet environnement l’eau est présente absolument partout mais sous forme de neige. Il faut donc la faire fondre avant toute consommation. Cela nécessite beaucoup de combustible, il faut donc prévoir cette consommation supplémentaire dans notre approvisionnement (comptez 15-20g de fuel pour faire chauffer 1L d’eau). Une fois cette eau fondue, continuez de la faire chauffer et stockez la dans des thermos autrement elle gèlera et vous n’aurez pas d’eau en journée.

Conclusions

Ces quelques conseils vous permettrons de mieux gérer votre eau et surtout de bien la traiter. Une fois ces techniques acquises, on peut facilement les appliquer ce qui nous donne une grande autonomie en trek car on peut trouver son eau n’importe où et ainsi partir toujours plus loin, toujours plus longtemps.


Orientation en Randonnée

Les bases de l'orientation en randonnée

Bien qu’en France les sentiers soient particulièrement bien balisés, il est toujours rassurant d’avoir quelques bases d’orientation. Une fois celles-ci acquises on pourra envisager de sortir des sentiers battus et partir à la découverte de « Terra Incognita »

Cet article a donc pour but de vous présenter quelques techniques de base et les instruments d’orientation en randonnée. D’autres articles traiteront plus particulièrement de points importants comme la lecture des cartes ou bien l’utilisation d’une boussole.

Préparer son itinéraire

Comme souvent, une bonne préparation facilitera la randonnée et vous permettra d’éviter quelques erreurs. Pour ce qui est de l’orientation, la préparation passe par plusieurs points :

Prévoir son itinéraire

Prévoir son itinéraire est essentiel. Que ce soit pour une petite randonnée balisée ou un long trek sauvage, il faut savoir à l’avance où l’on va. On ne peut pas se permettre de découvrir sur place. Evidemment une randonnée de 2h sera très rapide à « repérer » mais je vous conseille de le faire tout de même. Ainsi vous devez être capable de « réciter » la rando : « je commence par une montée sur 500m ensuite, après la cascade, je continue sur la gauche, 30min plus loin j’arrive au refuge et alors je continue vers… », ainsi vous pourrez anticiper les obstacles ou bien réagir plus rapidement si vous vous égarez.

Pour les longues randonnées je prévois également des itinéraires de substitution si j’estime qu’un passage est douteux ou pour me garder des portes de sortie en cas de problème. Je les trace ensuite sur ma carte et/ou je les enregistre dans le GPS.

Repérer les endroits intéressants

Une fois l’itinéraire planifié, il est préférable de repérer les points intéressants que ce soit scénique mais également pratique. Par exemple cherchez à voir si l’eau sera facilement accessible ? Non, il y a-t-il des sources ? Oui, je les surligne alors sur ma carte ou je les enregistre en avance dans mon GPS. Repérez également les refuges et les abris, vous mettrez moins de temps à les retrouver ensuite, surtout si, sur le moment, vous êtes dans l’urgence.

Repérer en avance ces points d’intérêts vous permettra également de plus facilement vous orienter.

Le balisage "officiel"

Commençons avec le moyen d’orientation le plus simple : la balisage « officiel ». J’entends par ce terme tout ce qui est mis en place par la gestion du parc, la FFRandonnée ou autre. Nous avons en France la chance d’avoir des sentiers extrêmement bien balisés ce qui rend la randonnée très confortable mais ce n’est pas de cas dans tous les pays. Renseignez vous en avance.

Les GR

Les sentiers de Grandes Randonnées sont gérés par la Fédération Française de Randonnées (FFRandonnée) et peuvent s’étendre sur des centaines de kilomètres. Ils sont toutefois parfaitement balisés grâce aux fameuses marques rouge et blanche. Si bien que vous pouvez quasiment les suivre sans carte. J’ai d’ailleurs réalisé le GR54 et la Traversée de le Réunion sans carte ni GPS, simplement grâce au marquage. Pour suivre un GR rien de plus simple :

  • deux bandes horizontales blanche et rouge : tout droit
  • une flèche gauche ou droite constituée d’une bande rouge et blanche : tourner dans la direction indiquée
  • deux bandes rouge et blanche qui se croisent : mauvaise direction !
Balisage GR
Balisage GR – Source Wikipedia

Cela fonctionne également avec les PR (Petite Randonnée) mais les bandes seront jaunes et les GR de Pays avec des bandes jaune et rouge.

Le balisage des Parcs Naturels

Vous retrouverez également un balisage de très bonne qualité dans les Parc Nationaux et Régionaux . Celui est assuré grâce à des panneaux jaunes, facilement visibles de loin et indiquant le lieu actuel, les principales directions, les durées associées et l’altitude. Les durées affichées sont à adapter en fonction de votre condition physique mais elles sont en générales assez larges.

Ce marquage sera certainement amplement suffisant dans 90% des cas en France, à l’étranger cela dépend de la qualité du balisage.

S'orienter grâce à son environnement

Que ce soit en montagne, en forêt ou ailleurs, l’environnement dans lequel vous évoluez recèle d’indices pour vous aider à vous orienter. On pensera tout de suite au fameux lichen qui pousse sur le côté nord des troncs ou au soleil par exemple.

Lorsque vous marchez sur un chemin peu ou pas balisé, essayez donc d’évaluer votre direction et votre position grâce à tous ces détails. Pour savoir votre direction basez vous par exemple sur le soleil : dans l’hémisphère nord il évolue d’est en ouest en passant par le sud (et par le nord dans l’hémisphère sud), c’est un bon indicateur. La topographie du terrain aide aussi, cela passe par des choses toutes bêtes : est-ce qu’on monte ? Qu’on descend ? La végétation a-t-elle changé, ai-je tourné à gauche ? à droit ? Reliez toutes ces informations à ce que vous savez du chemin, à ce que montre votre carte ou gardez le en tête si il faut faire demi tour plus tard.

Lorsque l’on a des doutes sur le chemin on peut également chercher des traces de pas ou les branches cassées, ce ne sont pas des indications absolues mais ça peut rassurer…

Le cas des cairns : ces pyramides de cailloux créées par l’homme sont un excellent indicateur car ils se voient de loin et perdurent dans le temps. C’est souvent une indication très efficace. Soyez toutefois attentifs car des petits malins peuvent créer des cairns qui induisent en erreur, leur création est d’ailleurs interdite dans certains pays. N »hésitez pas à ajouter votre propre pierre à l’édifice.

Les points culminants sont également de bons repères, que ce soit un sommet, un clocher ou un arbre remarquable.

Au final il faut prendre le temps de lire et d’analyser son environnement, faites preuve de bon sens et en cas de doute posez vous le temps d’être sûr de ce que vous faites. On ne parle pas ici de devenir un trappeur qui lit une empreinte animale mais tous ces petits détails permettent un bon suivi de votre évolution.

Le duo gagnant : carte et boussole

Nous attaquons à présent les outils de navigation : la carte et la boussole. Ces deux outils travaillent ensemble. On peut certes utiliser une carte seule si on connait la direction du nord mais ensemble on peut tout faire. Leurs avantages : autonomie illimité, indépendance vis à vis d’une technologie tierce, fiabilité,…

Ainsi et moyennant un peu d’entrainement, vous pouvez faire un point (connaitre votre position), estimer et suivre un cap, estimer des distances,… tout ce dont vous avez besoin pour naviguer en terre inconnue.

Je consacrerai un article complet à l’utilisation de la boussole car il y a beaucoup de choses à dire. Si vous partez en rando, prenez en une avec mais apprenez à vous en servir avant.

Les systèmes GPS

Le GPS (Global Positionning System) est omniprésent de nos jours. Je ne développerai pas tous les aspects techniques associés mais en résumé, celui-ci se base sur une constellation de satellites pour estimer votre position sur le globe (il faut « voir » au moins 4 satellites pour avoir une position). En randonnée, le GPS est présent sous forme d’appareils de guidage avec un fond de carte ou bien dans des monstres par exemple, celui de votre smartphone peut également être utile, il y a même des applications dédiées. Dans tous les cas, ces systèmes permettent de savoir votre position à quelques mètres près, de suivre un itinéraire pré-établi ou bien de retrouver votre route.

Bien que fiable, il faut être prudent avec le GPS. Ce n’est pas un système magique et il peut connaitre des erreurs, de plus celui-ci peut être dépendant de la topographie ou de la météo pour acquérir les satellites. Son principal défaut tient au fait que ces appareils fonctionnent sur batterie, ils ont donc une autonomie limitée, peuvent tomber en panne et sont relativement fragiles. En clair ne vous basez jamais entièrement sur le GPS surtout en zone reculée et pour de longues durées.

Lors de treks sur de longues durées, je pars avec une montre GPS qui contient mon itinéraire prévu ainsi que les points d’intérêts tels que des sources, des refuges, des abris, … en gros tout ce qui peut m’aider en cas de pépin. J’ai toujours une carte papier à côté (et une boussole) et je ne me sers de la montre que pour avoir rapidement mes coordonnées et également enregistrer mon parcours (utile pour les souvenirs mais également en cas de pépin).

L'altitude

L’altitude est une donnée très utile car elle peut permettre de savoir où l’on est (en cherchant sur la carte le croisement de l’isoaltitude et du chemin) mais également d’anticiper ce qu’il reste à faire comme montée ou descente.

Toutefois l’altitude n’est pas toujours facile à obtenir. Le GPS ne fournit pas toujours une altitude très précise et celle-ci dépend beaucoup de la qualité de réception. L’autre solution est l’altimètre barométrique. Cet instrument se base sur la pression atmosphérique. Très précis lorsqu’il est calibré, l’altimètre a le gros défaut de dériver dans le temps. En effet, la pression atmosphérique dépend de l’altitude mais également de la météo (les fameuses dépressions et anticyclones). Si vous restez au même endroit pendant longtemps vous verrez donc votre altitude changer. Il faut donc la recaler de temps à autre. Pour ma part je le fait au point de départ car je sais où je suis et je peux donc lire une altitude précise sur ma carte et ensuite je refais un point dès que j’atteins un lieu à la côte facilement identifiable : col, refuge, sommet,…

L’altimètre ne sera utile que dans des zones à forte déclivité, en plaine n’en prenez pas…

Conclusions

Ces quelques techniques permettent de partir l’esprit plus serein en randonnée. Testez votre instrument avant de partir afin de vous familiariser avec car ce n’est pas une fois perdu que l’on veut apprendre à se servir de son GPS. Je le répète mais préparer bien votre itinéraire, votre orientation n’en sera que facilité. Anticipez également au maximum, en cas de doute posez-vous pour réfléchir et faire le point ou bien demandez votre position à quelqu’un si vous croisez du monde, ce serait dommage de marcher 1h et se rendre compte que ce n’était pas le bon chemin.

Une fois ces techniques acquises, on peut partir loin et longtemps, la navigation prend alors une toute autre dimension mais c’est également un plaisir. Si vous partez plusieurs jours, faites le point le soir avec votre groupe pour que chacun ait l’itinéraire en tête.

A présent que vous savez tout cela, il n’y a plus qu’à partir explorer !


Les Hauts Plateaux du Vercors

Les Parcs Naturels Français

Les dix Parc Nationaux Français actuels représentent 54 409km² de nature protégée. S’étendant aussi bien sur Terre qu’en Mer ce sont des lieux de préservation de l’environnement, de la biodiversité mais également du patrimoine humain qui s’y trouve. Au delà de ces grands parcs, on trouve également en France un nombre important de Parcs Naturels Régionaux qui n’ont pas à rougir tant leurs paysages donnent envie de partir y randonner plusieurs jours. D’une surface de 8.5 millions d’hectare les PNR couvre 15% du territoire Français !

Je souhaitais vous proposer par cet article un résumé des infos clés des Parcs Nationaux et d’une sélection de Parc Régionaux afin de vous donner envie d’y partir.

  • Région : PACA-Auvergne-Rhônes Alpes
  • Date de création : 23 Mars 1973
  • Surface : 92 000ha
  • Milieu : Montagneux
  • Faune : Loup, Chamois, Bouquetin, Marmotte, Vautours, Aigle...
  • Bivouac : Autorisé de 19h à 9h à plus d'une heure de marche des limites du Parc
  • Principales randonnées : GR54, Tour Muzelle-Lauvitel, Tour du Vieux Chaillol, énormément de possibilité de balades à la journée et de courses d'Alpinisme
  • Lien : http://www.ecrins-parcnational.fr/

Véritable joyaux des Alpes, les Ecrins réservent parmi les plus beaux paysages de montagne en France. La nature y est riche et le patrimoine présent. Les Ecrins oscille entre pastoralisme et haute montagne. Les possibilités de randonnée, d’alpinisme ou autres sports outdoors sont virtuellement infinies. Je vous conseillerai en particulier le Tour de l’Oisans et des Ecrins, également appelé GR54. Ce superbe trek de 10 jours vont permettra d’appréhender toute la beauté du parc sinon en 2/3 jours, vous pouvez rejoindre les Lacs de la Muzelle et du Lauvitel. Vous pouvez retrouver ces deux randonnées ici et .

  • Région : PACA - Alpes de Haute Provence et Alpes Maritimes
  • Date de création : 18 Août 1979
  • Surface : 68 000ha
  • Milieu : Montagneux
  • Faune : Loup, Chamois, Bouquetin, Marmotte, Moufflons, Gypaète Barbu, Lagopède,...
  • Bivouac : Autorisé de 19h à 9h à plus d'une heure de marche des limites du Parc
  • Principales randonnées : GR5, Grande Traversée du Mercantour, Vallée de Merveilles
  • Lien : http://www.mercantour.eu/

Le Mercantour c’est le royaume du Loup et des peintures rupestres de la Vallée des Merveilles. A la frontière Italienne, le parc proposent de nombreuses possibilités de randonnées. Avec 58 espèces de mammifères et 2000 espèces de plantes, la biodiversité est impressionnante. Le parc est également sur la route du GR5 qui rejoint le Lac Léman à la Méditerranée. En bref, le Mercantour est un parc à découvrir !

  • Région : Auvergne-Rhône-Alpes
  • Date de création : 6 juillet 1963
  • Surface : 53 300ha
  • Milieu : Montagneux
  • Faune : Chamois, Bouquetin, Marmotte, Gypaète Barbu, Tétra Lyre...
  • Accès : Pralognan la Vanoise, Modane, Bourg St-Maurise, Moûtiers
  • Bivouac : interdit dans le Parc hormis à côté des refuges de la Dent Parrachée, du Carro, de la Glière, du Col du Palet, de la Valette, des Lacs Merlets, de l'Arpont, du Fond des Fours
  • Principaux chemins de randonnée : GR®5, Via Alpina, Tour de la Grande Casse, Tour des Glaciers de la Vanoise
  • Lien : http://www.vanoise-parcnational.fr/fr

Si vous voulez voir des Marmottes et des Chamois alors la Vanoise est le parc où vous rendre. La Via Alpina et le GR5 traversent le parc offrant de belles possibilités de rando au long cours. Mais si vous souhaitez marcher à la journée, vous ne serez pas en reste non plus. En bref, le parc est un trésor pour la randonnée et les nombreux refuges qui s’y trouvent permettent de voyager « léger et confort ».

  • Région : Occitanie et Auvergne-Rhône Alpes
  • Date de création : 2 septembre 1970
  • Surface : 93 500ha
  • Milieu : Agropastoralisme méditerranéen
  • Faune : Loutre, Castor, Cerf, Mouflon, Aigle, Hibou,...
  • Bivouac : Autorisé de 19h à 9h à plus d'une heure de marche des limites du Parc
  • Principales randonnées : Chemin de Stevenson, le Chemin Urbain V, Chemin de Guilhem,...
  • Lien : http://www.cevennes-parcnational.fr

Plus grand Parc National de France Métropolitaine, les Cévennes offrent un bel ensemble de paysages agropastoraux. Le très connu Chemin de Stevenson vous fera justement parcourir ces forêts, plaines et plateaux isolés. N’hésitez donc pas à découvrir ce beau coin de France, peut être un peu moins connu que d’autres parc mais tout aussi intéressant et beau !

  • Région : Hautes Pyrénées et Pyrénées Atlantiques
  • Date de création : 23 Mars 1967
  • Surface : 45 700ha
  • Milieu : Montagneux
  • Faune : Isard, Bouquetin Ibérique, Marmotte, Ours, Vautours, Aigle Royal, ...
  • Bivouac : Autorisé de 19h à 9h à plus d'une heure de marche des limites du Parc
  • Principales randonnées : GR10, HRP, Traversée Cauteret Gavarnie...
  • Lien : http://www.pyrenees-parcnational.fr/

La chaîne des Pyrénées et ses 450km de long offrent un formidable terrain de jeu pour le randonneur. Les plus courageux partiront 40 jours pour rejoindre la Méditerranée depuis l’Atlantique le long du GR10 ou de la Haute Route des Pyrénées. Le Parc National se situe au coeur de ce massif et offre un bel aperçu de toute sa beauté. Le Parc est également le lieu privilégié pour observer Isards et Marmotte ou même l’Ours !

  • Région : PACA - Périphérie de Marseille
  • Date de création : 18 Avril 2012
  • Surface : 43500ha
  • Milieux : Marins et littoral méditerranéen.
  • Faune : Puffin, Molosse de Cestoni, Dauphin, Tortue,...
  • Bivouac : Interdit dans tout le parc.
  • Principales randonnées : GR51
  • Lien : http://www.calanques-parcnational.fr/

Le Parc National des Calanques offre un écrin de nature à un jet de pierre de Marseille. En 30min de bus depuis le centre ville vous voilà dans les Calanques et ses superbes criques aux eaux d’un bleu irréel. N’hésitez pas à marcher un peu plus loin car les calanques facilement accessibles sont vite bondées. Il y a de nombreuses randonnées à réaliser, à vous de composer le chemin qui vous convient le mieux. Les grimpeurs seront également aux anges ici car les nombreuses voies sont quasiment accessibles toutes l’année du fait du climat méditerranéen.

  • Région : PACA - Var
  • Date de création : 14 Décembre 1963
  • Surface : 2950ha marin + 1671ha terrestre
  • Milieux : Mer et Littoral
  • Faune : Cachalot, Rorqual, Cormoran, Puffin, Huppe, Tortue d'Hermann...
  • Accès : Archipel des Îles d'Or (Port Cros, Porquerolles, Le Levant), Hyères
  • Bivouac : Interdit
  • Principales activités : randonnée, plongée, snorkeling
  • Lien : http://www.portcros-parcnational.fr/fr

Un pied dans l’eau, l’autre sur la terre, le Parc National de Port Cros baigne dans le soleil du sud. Vous pourrez donc découvrir ce parc à pied ou bien sous l’eau les deux milieux offrant leur lot de beauté.

  • Région : Ile de la Réunion
  • Date de création : 5 mars 2007
  • Surface : 105 447ha
  • Milieux : Plaine, Montagne, Volcanique
  • Faune : Tarier, Busard de Maillard, Terpsiphone de Bourbon,
  • Bivouac : Toléré mais dans le doute toujours demandé à un local
  • Principales randonnées : GR-R1, GR-R2, GR-R3, Ascension du Piton des Neiges, Randonnées dans la caldeira du Piton de la Fournaise, beaucoup de randonnées à la journée.
  • Lien : http://www.reunion-parcnational.fr

L’Île de la Réunion, un terrain de jeu aux possibilités infinies. Ne serait-ce que pour la randonnées, les kilomètres et les kilomètres de sentiers offrent de quoi s’occuper une vie. Le GR-R2 en particulier, dont vous pouvez retrouver mon carnet ici, permet d’appréhender tous les climats et les paysages de l’île. Les 3 jours à traverser Mafate sont particulièrement beaux et ce cirque mérite que l’on s’y attarde et qu’on en découvre le coeur. L’ascension du Piton des Neiges (3070m) est une expérience en soit et la vue du haut, ou même ne serait-ce que du refuge un peu en dessous, vous marquera certainement. Au delà de la randonnée ceux sont tous les sports outdoor que vous pouvez pratiquer à la Réunion. La culture n’est pas en reste non plus car la Réunion est un beau melting pot aux couleurs africaines, européenne et asiatique.

  • Région : Guyane Française
  • Date de création : 27 Février 2007
  • Surface : 2 millions d'ha !
  • Milieux : Forêt tropicale humide
  • Faune : Jaguar, Loutre géante, Boa, Tapir,...
  • Bivouac : Interdit dans tout le parc.
  • Lien : http://www.parc-amazonien-guyane.fr/

Avec ses 2 millions d’hectare de surface, le Parc Amazonien de Guyane est de loin le plus grand parc Français. Protégeant une zone à l’extraordinaire biodiversité, le parc n’est accessible que par avion ou pirogue. Une de ses fonctions majeures est de protéger la forêt contre l’orpaillage clandestin et les terribles dégâts écologique que cela provoque. Le parc est également le lieu de vie de groupement humains tels que les Teko, Wayãpi, Wayana, Apalaï, c’est donc une aire de préservation de ces cultures et de leur patrimoine.

  • Région : Guadeloupe
  • Date de création : 20 Février 1989
  • Surface : 3300ha marin et 18800 ha terrestre
  • Milieux : Marins et forêt tropicale
  • Faune : Mangouste, Dauphin, Cachalot, Baleine, tortues,...
  • Bivouac : Autorisé à plus d'une heure des limites du parc.
  • Principales randonnées : GR G1, Ascension de la Soufrière, ...
  • Lien : http://www.guadeloupe-parcnational.fr

Le Parc National de la Guadeloupe protège à la fois une zone maritime et terrestre au fort endémisme. On retrouve donc une forte concentration de mammifères marins, d’oiseaux et de plantes. Malheureusement des espèces invasives nuisent à la préservation de l’écologie locale. Randonner dans ce parc vous permettra de découvrir un environnement tropical et volcanique unique.

  • Région : Drôme et Isère
  • Date de création : 16 octobre 1970
  • Surface : 206 208ha
  • Milieux : Haut plateaux, forêt, aires pastorales
  • Faune : Chamois, Bouquetin, Loup, Cerf,...
  • Bivouac : Autorisé entre 17h et 9h
  • Principales randonnées : Grande Traversée du Vercors (été ou hiver), Balcons.
  • Lien : http://parc-du-vercors.fr

Les Hauts Plateaux du Vercors sont un lieu d’exception. J’ai eu la chance de les découvrir à l’occasion de ma Traversée du Vercors dont vous pouvez retrouver le carnet ici. L’isolement et la beauté des paysages accompagnent le marcheur. L’eau y est une denrée rare qu’il faut apprendre à gérer et économiser. Haut lieu de la résistance Française vous retrouverez quelques traces de ce triste passé. Les petites villes de Corrençon-en-Vercors et Villard de Lans sont tout à fait sympathiques en tous cas et représentent un bon camp de base si vous souhaitez randonner en étoile été comme hiver.

  • Région : Hautes Alpes
  • Date de création : 31 Janvier 1977
  • Surface : 61474ha
  • Milieux : Montagneux
  • Faune : Chamois, Bouquetin, Loup, Marmotte, rapaces...
  • Bivouac : Autorisé du coucher du soleil au lever
  • Principales randonnées : Tour du Queyras GR58
  • Lien : http://www.pnr-queyras.fr/

Le Queyras est un beau parc un peu perdu à la frontière italienne. Sa situation fait qu’il est moins couru que d’autres et c’est tant mieux! On croise peu de monde sur les chemins et on profite ainsi mieux de la nature environnante. Le GR58 vous emmènera autour du massif et vous fera découvrir les principaux paysages que l’on peut y trouver.

  • Région : Corse
  • Date de création : 12 Mai 1972
  • Surface : 375 000ha
  • Milieux : Montagneux et littoral
  • Faune : Mouflon, sanglier/cochon, âne, renard,...
  • Bivouac : Autorisé du coucher du soleil au lever sauf sur GR20 (autorisé à proximité des refuges - payant)
  • Principales randonnées : GR20, Mare a mare, Mare è Monti,...
  • Lien : http://www.pnr.corsica/

L’Île de beauté porte bien son nom ! Les montagnes les pieds dans l’eau, un lieu d’exception pour la randonnée. Le légendaire GR20 en est le plus digne représentant mais en haute saison c’est quelque peu une autoroute. Il y a évidemment bien d’autres sentiers à parcourir afin de découvrir ce beau pays à la culture et au patrimoine si riche.

  • Région : Bourgogne Franche Comté
  • Date de création : 16 Octobre 1970
  • Surface : 290 000ha
  • Milieux : Agricole, Forestier, Lacs
  • Faune : Cervidés, Renard, Sanglier, Hermine, Loutre,...
  • Bivouac : Camping Sauvage interdit mais bivouac autorisé (à confirmer)
  • Principales randonnées : GR13, GRP
  • Lien : http://www.parcdumorvan.org/

Le Morvan est une zone à la Nature riche mais fragile. Ce massif granitique est recouvert de bocages, forêts mais également d’un vaste système aquatique. Le randonner pourra découvrir cette belle région grâce à la Traversée du Morvan (GR13) de Vézelay à Autun. Une région à découvrir à seulement 2h30 de Paris.

  • Région : Alpes de Hautes Provence
  • Date de création : 3 Mars 1997
  • Surface : 188 000ha
  • Milieux : Pastorale , Agricole, Forestiers, Gorges
  • Faune : Chamois, Vautour, Chevreuil, Sanglier
  • Bivouac : Camping Sauvage interdit dans les gorges - pas de précision sur le bivouac (se renseigner auprès de la maison du parc)
  • Principales randonnées : Sentier de l'Imbut, GR4
  • Lien : http://parcduverdon.fr/

Le Verdon est bien connu pour ses gorges. Haut lieu de kayaking et d’escalade la fréquentation estivale est parfois difficilement conciliable avec la préservation de l’environnement. Toujours est-il que ces gorges, les plus hautes d’Europe, sont magnifiques et sont à visiter. Mais le Verdon c’est également le Plateau du Valensole, l’Artuby, les collines du Haut Var, … autant de paysages diverses à découvrir et à explorer à pied.

  • Région : PACA
  • Date de création : 28 Mars 2012
  • Surface : 88 900ha
  • Milieux : Contrefort des Alpes, Provençal
  • Faune : Chamois, Marmotte, ...
  • Bivouac : Bivouac toléré du coucher au lever du soleil (avec accord du propriétaire)
  • Principales randonnées : GR4, GR51, GR510
  • Lien : http://www.pnr-prealpesdazur.fr/

A mi-chemin entre mer et montagne, le Parc Naturel Régional des Préalpes d’Azur se situe sur les contreforts des Alpes. On retrouvera donc dans les paysages et la vie sauvage des influences montagnardes et méditerranéenne. La flore est d’une extrême diversité si bien que l’on retrouve sur ce territoire un tiers de la flore française. Vous pourrez découvrir le Parc grâce à de beaux GR comme le GR4. Les amateurs de spéléologie ne seront pas en reste car les Préalpes cachent 140km de galeries souterraines accessibles.

  • Région : Bretagne
  • Date de création : 30 Septembre 1969
  • Surface : 125 000ha
  • Milieux : Littoral, Îles, Agricole
  • Faune : Vie aviaire riche
  • Bivouac : Interdit sur la majeure partie du parc
  • Principales randonnées : Tour des Monts d'Arrée, Sentier des Douaniers
  • Lien : http://www.pnr-prealpesdazur.fr/

Deuxième Parc Naturel a avoir été créé en France, le Parc Naturel Régional d’Armorique offre une diversité de paysages surprenante. En effet le parc couvre les îles de la Mer d’Iroise (Ouessant, Molène,…), la Presqu’île de Crozon et les Mont d’Arrée. Vous pourrez donc découvrir des environnements littoraux typique de Bretagne mais également les vestiges d’une ancienne chaine de montagne donc le sommet culmine à 385m de nos jours avec le Roc’h Ruz. Le Sentier des Douaniers (GR34) vous emmènera au plus proche de la bande littoral. Pour ma part j’ai une affection particulière pour les environs de Camaret et ses superbes falaises.


Pour aller plus loin, voici le lien de l’excellent site des Parc Nationaux Français sur lequel vous trouverez plus de détails notamment sur les missions des Parcs, les actions en cour, etc : http://www.parcsnationaux.fr/fr

Les Parcs Nationaux sont des joyaux environnementaux et patrimoniaux à protéger. Soyons donc particulièrement attentifs à nos comportements au sein des parc notamment en terme de pollution ou de dégradation. Voici de façon résumé les règles de base communes à tous les Parcs :

Carte des Parcs Nationaux et d'une sélection de Parc Naturels Régionaux de France Métropolitaine


Sac pour l'Ireland - Wild Atlantic Way

Liste de matériel

Une des grandes questions qui se pose lorsque l’on veut partir est la suivante : que dois-je prendre dans mon sac ? Cela va évidemment dépendre de la saison, de « l’engagement » de la randonnée, de sa durée. Je vous propose donc ici une liste par type de randonnée afin de vous aider dans ce choix. Encore une fois ces listes ne refléteront pas forcément l’avis de tout le monde certains prendront plus, d’autres moins. L’idée est surtout de donner une base avec laquelle vous vous en sortirez.

Je ne donne pas d’avis concernant le nombre d’items à emporter avec vous, notamment pour les vêtements. Il faut juste garder en tête que les habits prennent beaucoup de place surtout en autonomie il faut donc ne pas être trop gourmand. Pour ma part, ma philosophie est d’avoir un set que je porte et un autre en réserve (sauf le pantalon). Je lave dès que je peux t-shirt/chemise, caleçons et chaussettes.

Essayez de voyager le plus léger possible, vous gagnerez en confort, en vitesse mais également en capacité à emmener plus de nourriture et donc de partir plus longtemps, plus loin.

N’hésitez pas à partager votre avis, vos astuces, vos conseils !

 Habillement - Plus d'infos

  • Veste Coupe-Vent imperméable : bien qu'on soit en été on est pas à l'abri d'une bonne averse ou d'un gros orage surtout en montagne. Il faut donc pouvoir se protéger de la pluie et aussi du vent. Le poncho ou le k-way "tout bête" sont également des solutions.
  • Haut respirant : comme nous sommes en été, il devrait faire chaud, il y a donc un fort risque de transpirer. Il faut donc avoir un haut respirant afin de rester le plus sec possible et/ou de sécher le plus rapidement à l'arrêt.
  • Option - Haut chaud : surtout valable si vous passez la nuit en refuge, une petite doudoune (sans manches par exemple) ne tient pas trop de place et est bien confortable.
  • Pantalon ou short : évidemment le choix dépend de vos habitudes, il existe également des pantalons aux jambes dézippables. Privilégier les matières légères et respirantes mais un minimum solide.
  • Sous-vêtement : slip, boxer ou caleçon cela dépendra de vous... Surtout privilégier les matières qui n'irritent pas !
  • Chaussettes : vos chaussettes sont un des éléments principaux auquel porter une attention toute particulière car avoir des ampoules aux deux pieds après 15min de marche gâche un peu la journée. En été il faut des chaussettes respirantes qui évacuent rapidement la transpiration. La laine (mérinos) est la meilleure matière pour cela à mon sens.
  • Couvre chef : soyez prudent avec le soleil ! Le port d'une casquette ou d'un chapeau est plus que conseillé en été.
  • Chaussures : LE choix le plus important. Vos pieds sont votre moyen de transport il faut donc en prendre soin et donc choisir des chaussures adaptées. Qu'elles soient donc à tige haute ou basse (selon les goûts de chacun) il faut qu'elles respirent, histoire de ne pas nager dans sa sueur et éviter les ampoules.

Matériel

  • Sac à dos : pour une journée ne dépassez pas les 35L (et encore c'est déjà beaucoup). Privilégié les sacs avec ceinture abdominale pour relaxer vos épaules.
  • Lunettes de soleil : très important surtout en montagne car les UV sont "plus agressifs". Choisissez des catégories 3 voir 4 (lunettes de glacier)
  • Bâtons de marche : je suis pour ma part assez adepte des bâtons même à la journée mais cela dépend vraiment de chacun.
  • Gourde/poche à eau : prenez suffisamment d'eau pour la journée (ou prévoyez des points de ravitaillement). La poche à eau permet de boire régulièrement sans avoir à ouvrir son sac. Pour la gourde, je prends en général une bouteille en plastique toute bête, c'est léger et solide.
  • Drap de soie : indispensable si vous dormez en refuge.
  • Kit orientation : en fonction de votre itinéraire et de vos capacités d'orientation, ne pas oublier la carte et la boussole (voir même le GPS mais pas forcément utile à la journée). Par contre cela n'est utile que si vous savez vous en servir. Heureusement les sentiers sont très bien indiqués en général en France.
  • Couteaux : le petit couteaux est toujours bien pratique ne serait-ce que pour découper le saucisson de la pause midi. Par contre un couteau type opinel suffit amplement.
  • Lampe frontale : la frontale ne prend pas de place et peut vous sauver en cas de sérieux retard sur l'horaire. Elle est de plus bien utile au refuge. La lampe du téléphone peut être pratique aussi mais vous aurez une main occupée et la batterie tient moins bien...
  •  Nourriture : n'oubliez pas non plus le casse-croûte du midi et de quoi grignoter durant la rando.

 Habillement - Plus d'infos

  • Veste Coupe-Vent imperméable : bien qu'on soit en été on est pas à l'abri d'une bonne averse ou d'un gros orage surtout en montagne. Il faut donc pouvoir se protéger de la pluie et aussi du vent. Le poncho ou le k-way "tout bête" sont également des solutions.
  • Haut respirant : comme nous sommes en été, il devrait faire chaud, il y a donc un fort risque de transpirer. Il faut donc avoir un haut respirant afin de rester le plus sec possible et/ou de sécher le plus rapidement à l'arrêt.
  • Haut chaud : souvent indispensable au bivouac le soir. Pour ma part je prends une micro doudoune sans manches, suffisante pour la saison.
  • Pantalon ou short : évidemment le choix dépend de vos habitudes, il existe également des pantalons aux jambes dézippables. Privilégier les matières légères et respirantes mais un minimum solide.
  • Sous-vêtement : slip, boxer ou caleçon cela dépendra de vous... Surtout privilégier les matières qui n'irritent pas !
  • Chaussettes : vos chaussettes sont un des éléments principaux auquel porter une attention toute particulière car avoir des ampoules aux deux pieds peut réellement poser problème à la longue. En été il faut des chaussettes respirantes qui évacuent rapidement la transpiration. La laine (mérinos) est la meilleure matière pour cela à mon sens.
  • Couvre chef : soyez prudent avec le soleil ! Le port d'une casquette ou d'un chapeau est plus que conseillé en été.
  • Chaussures : LE choix le plus important. Vos pieds sont votre moyen de transport il faut donc en prendre soin et donc choisir des chaussures adaptées. Qu'elles soient donc à tige haute ou basse (selon les goûts de chacun) il faut qu'elles respirent, histoire de ne pas nager dans sa sueur et éviter les ampoules.
  • Gant et bonnet : pour certains treks surtout en montagne ou dans des régions comme la Scandinavie, je prends systématiquement gants et bonnets pour le soir ou en cas de chute brutale des températures ; même en été.
  • Option - les guêtres : l'utilisation de guêtres peut être conseillée en terrain humide et/ou boueux pour protéger le pantalon et éviter l'infiltration d'eau dans la chaussure.

Matériel

  • Sac à dos : son volume dépendra de la durée du trek et des points de ralliements rencontrés. Dans tous les cas éviter les trop gros volumes car on va vite à les remplir de choses inutiles. Pour ma part j'ai un 65L qui me permet de tenir en autonomie complète 7 jours tout seul (nourriture comprise).
  • Abri : élément extrêmement important car ce sera votre "Chez Vous" pour la durée de votre trek. Vous avez le choix entre la tente, le tarp ou même le sur-sac pour la belle étoile. Plus d'infos
  • Sac de couchage : emportez avec vous le "bon" sac, ni trop chaud ni trop froid. En général je mets mon sac dans un sac étanche histoire de l'avoir toujours bien sec pour le soir. Plus d'infos
  • Matelas : vous avez le choix entre le matelas mousse, l’auto-gonflant ou le gonflable. Le R-value est important pour estimer la thermicité du matelas (un R-value de 2,5 correspond à un matelas adapté jusqu'à 0°C, plus le R-value est haut plus on peut emmener le matelas dans le froid).
  • Option - drap de soie : utile pour ne pas trop salir son duvet.
  • Réchaud : à gaz, essence, alcool ou bois, il en existe différents types, tailles et poids. A essayer avant de partir pour ne pas avoir de mauvaises surprises.
  • Popote : à prévoir en fonction du nombre de personnes. Ne pas emporter d'ustensiles inutiles qui pèseraient lourd.
  • Combustible : adapté à votre réchaud. Faites bouillir 1L d'eau chez vous avant de partir et pesez la masse perdu de la cartouche de gaz (par exemple) afin d'estimer votre besoin. Pour ma part je pars sur 16g/L (avec mon réchaud et ma popote).
  • Gourde/poche à eau : Prévoir environ 2L d'eau portable en continue. La poche à eau permet de boire régulièrement sans avoir à ouvrir son sac. Pour la gourde, je prends en général une bouteille en plastique toute bête, c'est léger et solide.
  • Option - Micropur ou filtre : prévoir des pastilles pour décontaminer l'eau ou un filtre. Ainsi vous pouvez boire l'eau de quasiment n'importe quel ruisseau. Assurez vous juste que l'eau que vous puisez soit clair et sans particules en suspension.
  • Kit orientation : en fonction de votre itinéraire et de vos capacités d'orientation, ne pas oublier la carte et la boussole voir même le GPS si vous partez le long d'un itinéraire non balisé. Par contre cela n'est utile que si vous savez vous en servir. Heureusement les sentiers sont très bien indiqués en France, en général.
  • Couteau : un couteau peut être utile en de nombreuses circonstances mais rien ne sert de prendre un modèle "Rambo". Un opinel n°8 par exemple est très bien.
  • Lampe frontale : bien pratique le soir en bivouac ou bien si vous marchez tôt ou tard.
  • Lunettes de soleil : très important surtout en montagne car les UV sont "plus agressifs". Choisissez des catégories 3 voir 4 (lunettes de glacier)
  • Bâtons de marche : je suis pour ma part assez adepte des bâtons surtout si le sac est un peu lourd et qu'il y a beaucoup de dénivelé.
  • Option - Panneau Solaire : si vous partez loin de toute source d'électricité pendant longtemps, un petit panneau solaire souple peut être utile pour recharger téléphone, GPS ou appareil photo. Il faut tout de même estimer l'avantage de cette solution par rapport à celle de prendre des batteries ou piles de rechange.
  • Couverture de survie : Très utile en cas de problème mais également pour isoler le fond de la tente (utilisée comme tapis de sol). A avoir en fond de sac dans tous les cas.
  • Kit "fond de sac" : je prends souvent en fond de sac quelques petits éléments comme de la cordelette (étendoir ou lacets de secours), un set de couture (comme ceux qu'on trouve dans les hotels - très pratique en cas de déchirures des habits), calepin, stylo, boule quies,... des petites choses qui doivent être vraiment utiles et qui pèsent rien.
  • Trousse de soin : aller au plus utile, ça ne sert à rien de prendre de quoi faire une opération à coeur ouvert. Si vous en êtes là c'est qu'il faut appeler les secours.
  • Serviette de bain : petite serviette microfibre, pour le bain, la toilette ou éponger la tente par exemple.
  • Nourriture : à adapter en fonction de la durée, de l'effort,..

 Habillement - Plus d'infos

  • Veste Coupe-Vent imperméable : indispensable pour se protéger des éléments extérieurs. Le gore-tex est une bonne solution pour ne pas être trempé de sueur.
  • Haut respirant : il faut éviter d'être humide pour ne pas avoir froid. Un haut assez chaud et respirant est indispensable.
  • Haut chaud : privilégier la polaire durant l'effort et la doudoune le soir si les températures ne sont pas trop extrêmes sinon prendre des doudounes adaptées à la température.
  • Pantalon : choisir un pantalon étanche de préférence pour ne pas être mouillé par la neige. Je ne suis pas fan des pantalons doublés polaire, je préfère ajouter un collant en dessous;
  • Sous-vêtement : slip, boxer ou caleçon cela dépendra de vous... Surtout privilégier les matières qui n'irritent pas !
  • Chaussettes : vos chaussettes sont un des éléments principaux auquel porter une attention toute particulière car une grande partie de la chaleur est perdue par les pieds et il faut les garder en bonne santé. Choisir des chaussettes en mérinos adaptées aux températures rencontrées.
  • Bonnet ou chapka: la majorité de la déperdition thermique se fait par la tête. Il faut donc se protéger efficacement surtout le soir au bivouac. Choisissez donc un bonnet bien chaud ou même une chapka fourrée en cas de froid extrême.
  • Chaussures : LE choix le plus important. Vos pieds sont votre moyen de transport il faut donc en prendre soin et les tenir au chaud. Quelles qu'elles soient  il faut qu'elles respirent, histoire de ne pas nager dans sa sueur et éviter les ampoules.
  • Gant : pièce maîtresse de la garde robe hivernale si on ne veut pas perdre de petits bouts de doigts. Prendre des gants étanches à l'eau et au vent adaptés aux conditions de températures rencontrées.
  • Tour de cou ou cagoule : en cas de grand froid ou de vent fort l'utilisation d'un tour de cou ou encore mieux d'une cagoule permet vraiment de protéger le visage. Le nez et les joues ont vite tendance à geler, faites attention!
  • Option - les guêtres : l'utilisation de guêtres peut être conseillée pour éviter que la neige n'entre dans les chaussures.

Matériel

  • Raquettes à neige ou ski : à choisir en fonction de vos préférences ou de votre habilité. Privilégier le robuste facile à réparer.
  • Sac à dos : son volume dépendra de la durée du trek et des points de ralliements rencontrés. Dans tous les cas éviter les trop gros volumes car on va vite à les remplir de choses inutiles. Pour ma part j'ai un 65L qui me permet de tenir en autonomie complète 7 jours tout seul (nourriture comprise). Toutefois en hiver le matos nécessaire peut nécessité d'utiliser une :
  • Pulka : sur la neige et en cas de gros volume transporté, la pulka peut s'avérer intéressante car elle permet de libérer le dos d'une lourde charge.
  • Abri : élément extrêmement important car ce sera votre "Chez Vous" pour la durée de votre itinérance surtout en hiver en cas de tempête de neige. Privilégier une tente 4 saisons prévues à cet effet. Ne pas hésitez à prendre une taille de plus et une grande abside pour le confort. Plus d'infos
  • Sac de couchage : emportez avec vous le "bon" sac, c'est à dire adapté aux températures hivernales. En général je mets mon sac dans un sac étanche histoire de l'avoir toujours bien sec pour le soir. Plus d'infos
  • Matelas : vous avez le choix entre le matelas mousse, l’auto-gonflant ou le gonflable. Le R-value est important pour estimer la thermicité du matelas (un R-value de 2,5 correspond à un matelas adapté jusqu'à 0°C, plus le R-value est haut plus on peut emmener le matelas dans le froid).
  • Option - drap de soie : utile pour ne pas trop salir son duvet.
  • Réchaud : à gaz, essence, alcool ou bois, il en existe différents types, tailles et poids. En hiver si il fait très froid (<-10°C) privilégier l'essence car le gaz montre ses limites par ces températures.
  • Popote : à prévoir en fonction du nombre de personnes. Ne pas emporter d'ustensiles inutiles qui pèseraient lourd.
  • Combustible : adapté à votre réchaud. Faites bouillir 1L d'eau chez vous avant de partir et pesez la masse perdu de combustible afin d'estimer votre besoin.
  • Gourde/poche à eau : Attention l'eau va surement geler dans votre sac la journée. Prenez plutôt une thermos et refroidissez l'eau chaude avec de la neige par exemple.
  • Kit orientation : en fonction de votre itinéraire et de vos capacités d'orientation, ne pas oublier la carte et la boussole voir même le GPS si vous partez le long d'un itinéraire non balisé. Par contre cela n'est utile que si vous savez vous en servir. Heureusement les sentiers sont très bien indiqués en France, en général.
  • Couteau : un couteau peut être utile en de nombreuses circonstances mais rien ne sert de prendre un modèle "Rambo". Un opinel n°8 par exemple est très bien.
  • Pelle à neige : toujours pratique. Ne pas choisir une pelle en plastique mais en métal.
  • Lampe frontale : bien pratique le soir en bivouac ou bien si vous marchez tôt ou tard surtout que les nuits sont longues et les journées courtes en hiver.
  • Lunettes de soleil : très important lorsque tout est en neige. Choisissez des catégories 3 voir 4 (lunettes de glacier)
  • Masque de ski : plus adapté que les lunettes en cas de vent ou de tempête. En choisir un qui respire bien.
  • Bâtons de marche : je suis pour ma part assez adepte des bâtons surtout si le sac est un peu lourd et qu'il y a beaucoup de dénivelé.
  • Option - Panneau Solaire : si vous partez loin de toute source d'électricité pendant longtemps, un petit panneau solaire souple peut être utile pour recharger téléphone, GPS ou appareil photo. Il faut tout de même estimer l'avantage de cette solution par rapport à celle de prendre des batteries ou piles de rechange.
  • Couverture de survie : Très utile en cas de problème mais également pour isoler le fond de la tente (utilisée comme tapis de sol). A avoir en fond de sac dans tous les cas.
  • Kit "fond de sac" : je prends souvent en fond de sac quelques petits éléments comme de la cordelette (étendoir ou lacets de secours), un set de couture (comme ceux qu'on trouve dans les hotels - très pratique en cas de déchirures des habits), calepin, stylo, boule quies,... des petites choses qui doivent être vraiment utiles et qui pèsent rien.
  • Trousse de soin : aller au plus utile, ça ne sert à rien de prendre de quoi faire une opération à coeur ouvert. Si vous en êtes là c'est qu'il faut appeler les secours.
  • Nourriture : à adapter en fonction de la durée, de l'effort,..


Bien couvert, Svalbard

Comment s'habiller en randonnée ?

Bien s’habiller en randonnée n’est pas toujours facile. On a vite trop chaud ou trop froid. Au delà du confort, il y a également une dimension sécuritaire dans l’habillement car en situation délicate ou en environnement hostile, il faut avoir les bons réflexes pour se protéger des éléments. Cet article vous donnera donc quelques conseils de l’expérience que j’ai pu acquérir durant mes treks et mes voyages. Ils vous permettront de bien choisir vos habits mais aussi de faire le choix sur quoi emmener ou non. Il n’y a évidemment pas de vérités générales et peut être que certaines techniques fonctionnant pour moi n’iront pas à d’autres. N’hésitez pas à partager vos techniques en commentaire.

Les conseils que vous retrouverez ci-dessous sont surtout à appliquer en montagne ou dans des territoires comme la Scandinavie, c’est à dire des lieux au climat incertains et potentiellement violent et qui peut vite changer avec des amplitudes thermiques importantes.


La tête

La tête est un élément essentiel à protéger. Elle évacue 20% de toute la chaleur de notre corps ce qui est énorme si l’on considère sa taille. Cela est dû au fait que le cerveau est un très gros consommateur d’énergie et donc en diffuse beaucoup.

Protéger la tête du froid est relativement simple, on peut utiliser simplement sa capuche de veste ou bien un bonnet (plus ou moins gros en fonction de la température extérieure). Si il fait encore plus froid une chapka doublée polaire ou fourrure synthétique apporte une protection encore plus forte. Un tour du cou type Buff peut également être utile par température fraîches car il peut être utilisé de diverses manières.

Lorsqu’il fait très froid on peut aussi mettre une cagoule qui recouvre tout le visage mais il faut que celle-ci évacue bien l’humidité de la respiration. Toutes ces solutions sont combinables évidemment.

Pour la nuit, utiliser la capuche du sac de couchage si il en a une ou un bonnet (ou les deux).

La photo ci-dessous a été prise durant une garde du nuit d’un bivouac au Svalbard (préventive en cas d’ours blanc trop curieux). J’étais ici équipé pour la tête de ma chapka, de la capuche du la doudoune et d’un tour de cou, j’avais limite chaud (on notera le bonheur dans le regard)…


Le haut du corps - Le système trois couches

Pour protéger le tronc du froid et du vent, j’applique le système trois couches la majeure partie du temps.

Ce système est relativement simple :

  1. Première couche : le sous-vêtement, en contact direct avec le corps, va avoir pour but principal d’évacuer l’humidité créée par la transpiration. Il peut également avoir un rôle thermique direct en cas de grand froid. La première couche doit donc être relativement proche du corps. Pour ce qui est de la matière privilégié des matériaux légers, qui ne sentent pas trop après quelques jours et qui évacuent bien la transpiration évidemment. A mon sens le meilleur candidat à ce cahier des charges est le MERINOS. Cette laine de mouton a tout les avantages précédents. Son principal défaut étant le prix qui est relativement élevé. Pour les sous vêtements grand froid « actif » j’ai choisi un mélange synthétique/merinos car le synthétique aide à mieux évacuer l’humidité. Évidemment pour une randonnée estivale une chemise ou un t-shirt suffisent.
  2. La deuxième couche va avoir un rôle thermique et n’est donc pas toujours nécessaire si la température est confortable. Deux situations se distinguent :
    1. En cas d’utilisation ACTIVE : la polaire est le meilleur candidat car elle évacue bien l’humidité. Il existe différentes thermicités pour ce vêtement. Pour ma part j’ai choisi une polaire en HIGHLOFT qui cherche à reproduire une « fourrure » artificielle. A thermicité équivalente c’est plus léger et plus compact que les polaires « classiques »
    2. En cas d’utilisation « STATIQUE » : la polaire peut fonctionner mais pour ma part je prends plus souvent une micro doudoune sans manche avec 110gr de duvet. C’est généralement suffisant pour le soir en montagne l’été ou en mi-saison.
  3. La dernière couche est peut-être la plus importante car elle protège directement des éléments que sont le vent et la pluie. Un bon vieux Kway peut faire l’affaire et protège très bien de la pluie et du vent mais ne laisse absolument pas passer la transpiration. L’intérieur devient vite une étuve et on est trempé. Heureusement un type de matière appelé imper-respirant a été inventé. Le plus connu est la membrane GORE-TEX mais d’autres membranes fonctionnent sur le même principe. Celui-ci est simple : les molécules de l’eau liquide (la pluie) sont plus grosses que celle de l’eau gazeuse (la transpiration). Les membranes imper-respirantes sont donc constituées de pores minuscules bloquants la pluie et laissant passé la transpiration. On est donc ainsi au sec en toute circonstances. Ça c’est la théorie car même avec une bonne Gore-Tex on peut être mouillé après une longue pluie et on peut être humide du fait de la transpiration. Il n’y a pas de matière magique… Ce type de veste est appelé une HARDSHELL, une « coquille dure » en mot à mot ; il y aussi les SOFTSHELL, les « coquilles molles » qui partent du principe que si on sort et qu’on sait qu’il y a un faible risque de pluie alors un coupe vent déperlant suffit. En général les Softshell sont plus légères elles sont donc adaptées à une usage estival en montagne. Encore une fois cette couche sera en fond de sac « au cas où » si il fait beau et chaud. Pour les grands froid et surtout à l’arrêt on privilégiera l’usage d’une « grosse » doudoune car la thermicité du duvet est bien meilleure. Attention toute fois à ne pas avoir trop chaud dans sa doudoune car la transpiration mouillerai le duvet et lui ferait perdre ses capacités thermiques.

Tout ceci est un guide pas une vérité absolue il faut adapter circonstance et selon chacun. Ce qu’il faut avoir en tête c’est que l’humidité est l’ennemi et que cela ne sert à rien de multiplier les couches il faut juste avoir les bonnes.

En été, une simple chemise ou un t-shirt suffisent. Il faut essayer d’avoir de la ventilation naturelle et donc des vêtements pas trop serrés. De plus, et surtout en montagne, il faut se protéger du soleil, pour cela la chemise est assez adaptée car elle permet de protéger les bras et partiellement le cou grâce au col.


Les mains

Les extrémités sont en générales les parties du corps qui souffrent le plus du froid et notamment les mains. Cet organe étant, de plus, très vascularisé il perd énormément de chaleur et le conserver au chaud est indispensable si on ne veut pas d’engelure ou si l’on veut tout simplement garder sa dextérité.

Évidemment, nous utiliserons des gants pour protéger les mains, en particulier des gants qui protègent du vent a minima et de la pluie idéalement. Le Gore-Tex est une matière envisageable pour des gants. Si il n’y a pas trop de vent, de bon gros gants en laine apportent une bonne protection et restent chaud même mouillé.

Pour le grand froid, il faudra privilégié les moufles qui permettent d’échanger la chaleur des différents doigts et donc d’avoir plus chaud. Un alternative est le « lobster » qui sépare l’index des autres doigts se qui rend la dextérité que l’on perd avec une moufle.

Pour ma part je porte quasiment toujours des sous gants en soie sous mes gants surtout par grand froid. Outre l’apport thermique, cela permet de pouvoir sortir ses mains des gants (notamment des moufles) pour « travailler » ou utiliser des ustensiles sans pour autant avoir trop froid.

Point tout bête mais que je trouve très utile : utiliser des gants avec dragonnes permet de ne pas les perdre et de pouvoir les enlever quelques minutes sans avoir à les ranger.

Si malgré vos gants, la protection de vos mains n’est pas suffisante, vous pouvez les réchauffer en effectuant de grand mouvement circulaire avec vos bras. Cela ramènera du sang dans vos doigts et les réchauffera.


Sous-vêtements et jambes

Concernant les sous-vêtements j’ai choisi des caleçons en mérinos pour leur propriété anti bactérienne. Le coton est une bonne matière pour les même raisons.

De façon générale éviter également les sous vêtements qui pourraient créer des frottements et à terme des irritations.

Pour ce qui est des jambes j’ai un pantalon tout bête pour toutes les randonnes qui n’ont pas lieu dans la neige. Les avantages que je lui demande sont :

  • Avoir une résistance à toute épreuve
  • Etre légèrement déperlant afin de protéger de la pluie mais en gardant de la respirabilité
  • Avoir juste le nombre de poche suffisant : on voit trop souvent des pantalons avec des poches dans tous les sens : cela ne sert à rien.
  • Option que j’aime bien : pouvoir retirer le bas des jambes pour le transformer en short

Si il y a de la neige j’utilise un pantalon étanche en Gore-tex pour la respirabilité. Par grand froid je double mon pantalon par un collant en lycra ou en mérinos.


Les pieds

A l’instar des mains ou de la tête, les pieds sont des extrémités et donc sont sujets au froid. De plus le pied est votre élément locomoteur il faut donc en prendre le plus grand soin si on veut pouvoir avancer.

Les chaussettes seront évidemment votre allier pour cela.

Il existe un très grand nombre de chaussette selon les sports, la température, la morphologie. Prenez le temps de bien choisir car votre confort en dépendra. Pour ma part je privilégie les matières qui préservent des odeurs (mérinos), qui sont résistantes et qui frottent pas trop pour éviter les ampoules. Ce dernier point est également à gérer grâce à des chaussettes ni trop serrées ni trop larges ce qui entraînerait des plis.

Adaptez vos chaussettes en fonction de l’intensité de votre activité et de la température extérieure. Pour le soir je garde toujours une paire « chaude » au cas où.

Dans tous les cas : prenez soin de vos pieds et ne les laissez jamais humides ! Mieux vaut changer de chaussettes !


Nuit au chaud

Le sac de couchage

On ne peut pas envisager le bivouac sans un bon sac de couchage ! Nid douillet après des heures de marche, barrière contre le froid ambiant, cet élément de votre équipement est central. Voici quelques conseils pour bien choisir votre prochain sac de couchage.

Quelle forme ?

Il existe deux formes principales de sac de couchage :

La forme rectangulaire

Le sac rectangulaire est relativement simple et souvent orienté pour les nuits ne présentant pas de températures trop basses. Ils sont relativement volumineux et on perd de la chaleur à chauffer un volume d’air inutile au niveau des pieds. Cette forme est relativement désuète.

Arpenaz 10°C - Décathlon
Exemple de sac rectangulaire : Arpenaz 10°C - Décathlon

La forme sarcophage ou momie

De loin la forme la plus rencontrée, le sac de couchage présente ici des lignes anatomiques : plus étroit au pied qu’au niveau des épaules, il n’y a pas de volume d’air perdu et chauffé pour rien. De même le sac de couchage est plus compact à température de confort égale. C’est la forme adaptée pour le grand froid mais également pour les duvets 3 saisons.

Millet Basecamp
Exemple de sac momie : Millet Basecamp

Il existe d’autres formes en général orientées légèrement (ultralight). Le Quilt et le Top Bag sont des sortes de demis sacs de couchage : uniquement rembourrés sur la partie supérieure il partent de l’hypothèse que la partie inférieur du duvet, écrasée contre le matelas, est inutile. Le « Pied d’éléphant » est également un semi sac de couchage mais dans le sens de la hauteur cette fois-ci ; il ne couvre que jusqu’au niveau du tronc, le reste devant être couvert par une doudoune.

Quilt Cumulus 450
Quilt Cumulus 450
Quilt-principe
Quilt-principe

Les différentes parties d'un sac de couchage

Détaillons rapidement quelques éléments particuliers qui composent un sac de couchage :

  • La capuche : c'est un élément essentiel lorsque la température baisse. Elle permet de protéger la tête du froid. Lorsque l'on sait qu'on perd 20% de notre chaleur par le crâne on comprend son importante. En général, la capuche est dotée d'un cordon de serrage afin de l'ajuster au mieux.
  • La collerette : située juste au dessus des épaules, la collerette joue un rôle important quand il commence à faire très froid : elle permet de fermer "hermétiquement" l'intérieur du sac afin qu'il n'y ait pas de courant d'air par le cou. Certaines sont amovible. Cet accessoire n'est utile que s'il fait froid.
  • La foot box : la foot box est la zone au niveau des pieds. Évidemment présente dans tous les sacs de couchage cela reste un élément essentiel du confort. Les pieds en tant qu'extrémité très vascularisée jouent un rôle important dans la gestion thermique du corps. La foot box doit donc être bien rembourrée.
  • Le sac de rangement : élément qui ne rentre pas en jeu dans le confort de la nuit mais qui a toutefois son importance : le préférer de compression afin que le sac de couchage prenne le moins de place possible dans le sac.
  • Les poches : élément vraiment accessoire, on peut trouver des poches dans le sac de couchage. Personnellement je ne m'en suis jamais servi.

Le sac de couchage suivant, le Néo Odin de la marque française Valandré, présente certaine des caractéristiques présentées ci-dessus (collerette, capuche et foot box rembourrée) :

Sac Valandré Néo Odin
Sac Valandré Néo Odin

Duvet ou synthétique ?

Ce choix peut être relativement complexe. Chacune des matières a ses avantages et ses inconvénients. Essayons de regarder tout cela de plus près :

Le duvet :

Le duvet est constitué de plume et de duvet d’oie ou de canard. Le duvet de ces animaux est une plume légère dont les barbes ne sont pas enchevêtrées. Elles ont un rôle thermique chez l’animal. C’est cette caractéristique qui est recherchée dans son utilisation dans un sac ou couchage ou dans une doudoune d’ailleurs. Le duvet par sa composition va capturer beaucoup d’air qui va agir comme une barrière thermique de par le fait qu’il conduit mal la chaleur. Le duvet est donc chaud, léger et compressible, des qualités essentielles pour un sac de couchage.

La qualité d’un duvet se mesure en « CUIN »  autrement dit en cubic inches (pouces cubiques). Cette grandeur exprime le volume occupé par une once de duvet (une once = 28,3g). Un « bon » duvet aura donc une valeur en CUIN supérieur. On trouve donc dans le marché des duvets pouvant atteindre 900cuin pour le haut de gamme, un duvet moyen gamme étant dans les 600-700cuin. C’est donc une information important lorsque l’on veut acheter un sac de couchage. Un autre point à prendre en compte est le rapport plume/plumette : celui-ci est en général en rapport avec la qualité du duvet (le plus grand, le mieux).

Le principal inconvénient du duvet est qu’il ne retient plus la chaleur une fois mouillé. Il faut donc faire très attention à ce point surtout en hiver. Afin de palier ce défaut, certains fabricants proposent des duvets traités hydrophobes ou des membranes de sac de couchage « waterproof » comme le PERTEX par exemple. Cela ne dispense pas de faire très attention à toujours garde son sac de couchage sec. Malheureusement le duvet est une matière onéreuse et un sac de couchage composé de cet produit coûtera relativement cher.

Le synthétique :

Le synthétique est une fibre plastique à laquelle on va essayer de donner les propriétés du duvet animal afin d’en imiter les capacités thermiques. Malheureusement la nature fait bien les choses et à « chaleur » égale un sac de couchage synthétique est beaucoup plus volumineux qu’un sac en duvet.

Par contre très gros point fort du synthétique est qu’il reste chaud même mouillé ce qui est particulièrement utile surtout en hiver. Point non négligeable il est également beaucoup moins cher que le duvet.

A titre de comparaison :

  • Duvet CUMULS TENEQA 700 :
    • Température de confort : -9°C
    • Poids : 1170g
    • Taille plié : 33cmx20cm soit 7L
    • Prix : 334€
  • Synthétique CARINTHIA Wilderness :
    • Température de confort : -10°C
    • Poids : 2900g
    • Taillé plié : 28cm x 45cm soit 11L
    • Prix : 254€

Température de confort/limite/extrême

Lorsque vous allez acheter un duvet vous allez forcément vouloir savoir jusqu’à quelle température vous pourrez dormir sans avoir froid. Cette indication est en général fournie par le biais de trois températures : les températures de confort, limite et extrême.

Les températures de confort et limite vont donner une idée de la gamme thermique du sac de couchage en question. En règle générale on peut considérer qu’une femme, de nature plus frileuse car possédant moins de masse musculaire en relative, sera plus attentive à la température de confort alors qu’un homme regardera plutôt la température limite. Évidemment cela est à adapter à la frilosité de chacun.

Concernant la température extrême : je ne sais pas quel est le critère de cette température mais il ne faut pas en prendre compte. Si je prends on duvet par exemple, il affiche une température limite à -4°C et une température extrême à -23°C… je pense honnêtement que par -23°C dans mon duvet je ne ferai pas de vieux os… Oubliez donc cette indication.

Dans tous les cas, ces températures sont indicatives. Il y a de nombreux critères qui vont rentrer en jeu pour votre confort une fois dans le sac de couchage : fatigue, humidité, faim, moral, … Tous ces aspects vont jouer directement sur votre ressenti thermique.

Construction des sacs de couchage

Il existe différentes façon de construire un sac de couchage et notamment en ce qui concerne la structure des caissons, c’est à dire là où est placé le duvet ou le synthétique.

La structure cousue de part en part

La première structure, la plus simple, consiste à faire des « boudins » en séparant les caissons par des coutures qui traversent de part en part. L’inconvénient de ce type de construction est la création de ponts thermiques au niveau des coutures. Cette structure n’est donc utilisée que pour des sacs de couchage temps chaud.

Structure classique
Structure classique

La structure en H

Cette fois-ci les caissons sont en forme de boite ou de H. C’est une structure adaptée aux duvets printemps-été.

Structure H
Structure H

La structure en trapèze

Comme son nom l’indique les caissons sont ici de forme trapézoïdales et s’imbriquent les uns dans les autres permettant de diminuer ainsi les risques de ponts thermiques.

Structure Trapeze
Structure Trapeze

La structure en V

Sur le même principe que la structure précédente, celle-ci permet de diminuer le poids du duvet et d’améliorer la thermicité.

Structure V
Structure V

La structure en double H

C’est la plus performante des constructions car elle limite presque totalement le risque de pont thermique. C’est également la plus complexe et le prix s’en fait ressentir.

Structure Double H
Structure Double H

En résumé

Le choix d’un duvet n’est pas chose simple. En pratique il en faudrait plusieurs pour différentes activités et en fonction de la température mais là le budget en prend un coup. Concrètement les critères de choix sont les suivants :

  • Un duvet pour qu'elle utilisation ?
  • Quelle gamme de températures visée ?
  • Choisir entre duvet ou synthétique
  • Essayer de limiter le poids et le volume plié.
  • Et forcément le prix...


Bivouac près de Radunjarga - Laponie

Les tentes

La tente est un élément essentiel de votre équipement surtout si vous partez en zone reculée pendant longtemps. Il existe de nombreux types de tentes, de nombreuses marques, de nombreuses tailles. S’y retrouver peut être un peu compliqué parfois. Je propose de résumer les grands points autour du choix d’une tente mais également des conseils sur son montage, son pliage, … N’hésitez pas à partager votre expérience dans les commentaires.

Les différents composants d'une tente

Quelques notions et de vocabulaire autour des tentes :

  • Double paroi : une tente double paroi, comme son nom l'indique , va être composée de deux toiles qui vont avoir chacune leurs rôles :
    • La toile extérieure : son rôle principal est d'isoler du vent et de la pluie.
    • La toile intérieure : son rôle sera d'isoler des courants d'air mais également de l'humidité qui a tendance à ce mettre sous la toile extérieure. Elle peut être en toile pleine, en moustiquaire pour assurer la ventilation ou un mix des deux.
  • Mono paroi : une tente mono paroi ne sera constituée que d'une toile. Le gain en masse est conséquent mais le risque de condensation, le matin notamment, est plus important
  • Arceaux : les arceaux sont des tiges souples et solide, souvent en fibre de verre, qui vont donner sa forme à la tente. Souvent constitués de petit tronçons reliés par un élastique, ils s'enfilent dans des fourreaux sur la toile extérieure. Montés ils sont très solide (même si il existe différentes qualités) une fois montés il faut faire attention à ne pas marcher dessus lorsqu'il sont au sol.
  • Abside : c'est un espace entre la toile intérieure et extérieure généralement voué au stockage du matériel. Selon les tentes il peut y en avoir une, deux ou aucune. L'abside rajoute du poids à la tente mais est très pratique pour entreposer sac et chaussures le soir.
  • Piquet : les piquets ou sardines sont des tiges métalliques que l'on enfonce dans le sol pour maintenir la tente en place sous le vent. Ils peuvent être en aluminium, en acier ou en titane, ils ont également des formes variées : des sections circulaires, carrées, en forme de V ou de Y. Chacun à son utilité.
    • Cornière et ancres à neige : dans le cas de bivouac hivernal dans la neige, les piquets classiques ne servent à rien. On va donc utiliser des cornières ou des ancres à neige qui par leur dimension vont tenir dans la neige (on peut également utiliser ski ou bâtons dans ce but).
  • Tapis de sol : cet accessoire n'est pas obligatoire mais peut améliorer la durée de vie de votre tente ou la protéger de l'humidité du sol. Les marques de tente vendent souvent des tapis de sol parfaitement adaptés au modèle de tente mais souvent chers et lourd. Pour ma part j'utilise une couverture de survie, c'est léger, résistant, étanche, elle coûte rien et peut être utile en d'autres circonstances.
  • Haubans : ceux sont les cordelettes qui permettent de renforcer l'ancrage de la tente au sol. Souvent réglables en longueur ils vont assurés une bonne tenue au vent. Attention à ne pas se prendre les pieds dedans le soir !

Les types de tente

Il existe trois grands types de tentes :

  • Les tentes dômes
  • Les tentes tunnels
  • Les tentes géodésiques

Les tentes dômes

C’est surement le type le plus rencontré. Une tente dôme se caractérise par deux arceaux qui se croisent au sommet de la tente. Ce type de tente tient particulièrement bien le vent et est souvent autoportante c’est à dire qu’elle n’a pas forcément besoin d’être ancrée au sol (même si cela reste conseillé évidemment). Elles peuvent posséder une ou deux absides et offrent un bon volume intérieur.

Deux exemples ci-dessous de tentes dômes dont la MSR Hubba Hubba que l’on croise beaucoup et qui se caractérise par son côté hybride avec un système d’arceaux un peu particulier :

Tente dôme Décathlon
Tente dôme Décathlon
Tente Hubba Hubba de MSR
Tente Hubba Hubba de MSR

Les tentes tunnels

La tente tunnel se caractérise par le fait que ses arceaux ne se croisent pas. Ils peuvent être au nombre de un, deux, trois, voir plus en fonction de la taille de la tente. Ces tentes ne sont pas autoportantes il faut donc absolument les ancrer au sol par contre à volume égale elles sont moins lourdes que des tentes dômes. Elles possèdent une excellente tenue au vent dans leur axe mais un peu mois si celui-ci est oblique, la toile de la tente peut alors faseyer.

Deux exemples de tentes tunnels ci-dessous avec la Xterm3 de Helsport et l’Anjan 2 de Hilleberg qui m’équipe depuis cette année :

Tente Fjellheimen Xtrem 3 de Helsport
Tente Fjellheimen Xtrem 3 de Helsport
Tente Anjan 2 de Hilleberg
Tente Anjan 2 de Hilleberg

Les tentes géodésiques

Une tente géodésique se caractérise par le fait que ses arceaux se croisent en plusieurs points. En général, elles possèdent donc plus de deux arceaux. Ceux sont des tentes faites pour résister aux conditions difficiles, elles sont donc très solide, typiquement des tentes utilisées en expéditions.

Ci-dessous deux exemples de tentes géodésiques dont la très connues VE25 de The Northface :

Tente VE25 de The Northface
Tente VE25 de The Northface
Tente Tarra de Hilleberg
Tente Tarra de Hilleberg

Autres formes

Les trois formes citées précédemment ne couvrent pas tous les types possibles. On peut citer le tipi ou Laavu qui se caractérise par son piquet central et sa forme pyramidal. On peut également citer les tentes « canadiennes » que l’on reconnait facilement par leur forme triangulaire et qui sont portées par deux poteaux aux extrémités.

Tipi Varanger de Helsport
Tipi Varanger de Helsport
Tente Scoul UL2 de Big Agnes
Tente Scoul UL2 de Big Agnes

Tentes trois ou quatre saisons ?

On ne prendra pas la même temps que l’on parte en plein mois de juillet en France ou en décembre au Groenland. Il existe donc différentes appellations pour déterminer la résistance d’une tente pour faire simple.

Les tentes trois saisons

La tente trois saisons est celle que l’on trouve le plus communément sous nos latitudes. Elle permet de sortir dans des conditions pas trop extrêmes et surtout sans neige. Etant orientées vers une utilisation potentiellement par temps chaud, elles sont souvent bien ventilées. Elles sont en général assez légère voir ultra légère. C’est la tente de base à avoir dans son équipement.

Les tentes quatre saisons

On sort la « quatre saisons » lorsque ça ne rigole plus : bivouac en haute montagne, dans le grand nord ou en plein hiver sur la neige. La tente quatre saison se caractérise tout d’abord par une solidité à toute épreuve. C’est une tente qui ne doit pas céder aux assauts de la météo sous peine de mettre en danger ses occupants. Elles sont également capable d’être utilisées en hiver, c’est à dire qu’elles supportent bien les chutes de neiges (qui peuvent drastiquement alourdir la toile et donc l’abîmer si elle n’est pas prévue pour) et qu’elle l’empêchent de pénétrer à l’intérieur, en général en faisant descendre la toile extérieure au niveau du sol ou encore mieux en utilisant une « toile à pourrir », c’est à dire une bout de toile qui serra enterré sous la neige et qui assura une certaine étanchéité à l’extérieur. Dans tous les cas la tente quatre saisons est général plus lourde que son homologue trois saison. Petit conseils : en hiver on utilise des duvets plus gros, on a des doudounes et beaucoup de matos ; on va également potentiellement plus rester dans la tente le soir : donc prévoir potentiellement une place en plus que le nombre d’occupant c’est pas forcément du luxe.

Monter sa tente

Il est impossible de décrire comment toutes les tentes se montent mais on peut retenir quelques points généraux applicables dans la majorité des cas :

  • Bien choisir son emplacement de bivouac :
    • Assurez-vous de ne pas être en zone inondable, ni dans une dépression car en cas de pluie on peut vite être les pieds dans l'eau. Sonder le sol afin de voir si il est plutôt sec ou humide voir gorger d'eau.
    • Ne pas être trop loin non plus d'un point d'eau pour éviter les aller-retours.
    • Préférer un sol par trop caillouteux historie de ne pas tordre les piquets.
  • Bien orienter sa tente :
    • On évite de mettre l'entrée de la tente face au vent sinon on peut avoir un effet parachute qui peut potentiellement déchirer la toile.
    • Les tentes, surtout les tunnels, ont une orientation privilégiées pour le vent, essayer de la respecter.
  • Faire attention à son matériel :
    • Les arceaux sont très solide une fois montés mais vulnérable lors du montage : on a vite fait de marcher sur un arceau assemblé caché dans les herbes, en général c'est synonyme de casse. On peut emmener un tronçon de rechange au cas où mais c'est du poids en plus.
    • De même la toile reste fragile : éviter de marcher dessus, de la frotter contre des branches ou sur des revêtements abrasifs type sable ou rocher.
    • Un élément particulièrement fragile sont les fermetures éclairs des portes. Il faut les manipuler avec délicatesse et ne pas forcer si ça bloque.
  • Ne pas s'éparpiller :
    • On va vite à perdre un piquet dans l'herbe donc pour ma part je les mets directement dans ma poche au montage comme au démontage.
    • Ne pas laisser traîner les sacs de rangement car ils vont vite à s'envoler avec un coup de vent.

Malgré tout il y a des tentes plus ou moins rapides à monter. Cela peut avoir son importance si la tempête approche et qu’il faut vite se mettre à l’abri.

De même l’ordre de montage des toiles à son importance à mon avis : souvent on monte d’abord la toile intérieure puis l’extérieure. Le problème est que lorsque l’on monte la tente sous la pluie tout l’intérieur est mouillé. Il existe au contraire des tentes avec lesquelles on monte les deux toiles en même temps ce qui a pour avantage de protéger l’intérieur.

Comment bien choisir sa tente ?

Vaste question que celle-ci ! Et comme vous vous en doutez il n’y a pas de réponse toute faite. Le choix d’une tente se fait avant tout par rapport à son utilisation : allez-vous en plaine, en montagne ? Fera-t-il chaud ? Froid ? Il faut évidemment prendre en compte le nombre de personne qui logeront dans la tente. Rien ne sert non plus de prendre une 4 saisons en plein été.

Il y a les aficionados du dôme ou de la tunnel, il y a aussi les personnes qui ne veulent pas entendre parler de tente qui ne jurent que par le tarp…

Ce que je peux vous conseiller c’est faire une liste des points importants que vous voulez et aussi de ce que vous ne voulez pas. Si cela peut vous aider voici mes critères :

  • Robustesse : quand je suis dans ma tente sous un orage de montagne ou dans une tempête en Norvège je veux pouvoir être sûr que ma tente tienne. Je ne fais donc pas de concession sur la robustesse et la qualité des matériaux.
  • Poids : chaque gain de poids c'est pouvoir aller plus loin plus longtemps, la tente n'échappe pas à cette règle.
  • Vitesse et simplicité de montage : ce n'est pas ici une question de fainéantise  mais de sécurité comme cité plus haut. Une tente qui se monte vite et facilement permet de se mettre très rapidement à l'abri en cas de gros temps qui arrive. Par exemple ma tente tient avec 4 piquets et se monte en 5min sans courir. De même pouvoir monter sa tente seul est un gage de sécurité si son camarade est dans l'incapacité de le faire.
  • Habitabilité : une tente légère c'est bien mais si l'intérieur est tout petit cela n'a que peu d’intérêt. Le rapport poids/volume habitable est donc important surtout si on est à deux et que l'on passe une journée à attendre que la tempête passe.
  • Présence d'une abside : très important pour pouvoir ranger les sacs ou les chaussures le soir.
  • Volume rangée : assez important lorsque l'on part longtemps. On peut toujours la ranger à l'extérieur mais personnellement je la range toujours dans le sac si jamais je prends l'avion.
  • Look : mine de rien ça compte aussi, c'est toujours plus sympa de trouver sa tente jolie.
  • Couleur : cela rejoint en partie le point précédent mais pas que : dans la neige je préfère une tente rouge histoire de la voir de loin, par contre pour l'été et le bivouac je préfère les teintes qui tirent sur le vert car cela s'intègre beaucoup mieux à l'environnement. De plus une teinte sombre captera mieux la chaleur du soleil ce qui n'est pas négligeable si il fait relativement froid dehors. De même la couleur à l'intérieur joue sur "l'ambiance". Par exemple l'intérieur de ma tente est jaune ce qui améliore la lumière même si dehors il fait gris.

En résumé

Pour conclure, la tente est à mon sens un élément central de l’équipement. Il faut donc bien choisir selon son besoin et son budget. Certains diront qu’un tarp suffit ou qu’on peut même dormir directement à la belle étoile, c’est affaire de goût. Dans tous les cas votre abri, quel qu’il soit, sera votre refuge pour la nuit et vous devait vous y trouver bien et rassuré surtout en cas de mauvais temps.